En quoi les deux Révolutions Industrielles ont elles été une rupture de l’organisation économique et sociale

Bonnes Copies

Bonne Copie du Lycée Henri Poincaré de Nancy. Cette copie a été notée 13/20. Le commentaire du professeur est : Attention à ne pas s’écarter du sujet dans la deuxième partie. Pour le reste il y a des idées mais elles sont parfois dispersées ce qui donne au devoir une abscence de fil directeur.

Bonne copie du lycée : 54 - Nancy - Lycée Henri Poincaré

Cette copie a été notée : 13 / 20

Commentaire du professeur : Attention à ne pas s’écarter du sujet dans la deuxième partie. Pour le reste il y a des idées mais elles sont parfois dispersées ce qui donne au devoir une abscence de fil directeur.


Untitled Document On insiste souvent sur l’existence d’une première Révolition Industrielle, qui prendrait naissance vers le milieu du XVIII ème siècle en Angleterre, et une deuxième, plus tardive, s’étendant de 1880 jusqu’aux années 1970. Pourtant, s’il y a bel et bien eu une révolution de la vapeur et du fer et une de l’électricité et du pétrole, l’une ne va pas sans l’autre. En effet les changements de l’espace agricole se prolongent durant tout le XIX ème siècle tandis que l’industrie chimique s’est contentée, dans un premier temps, de généraliser la production de découvertes ayant eu lieu au cours de la première Révolution Industrielle. L’une étant la suite de l’autre, on peut de même s’interroger sur le degré de rupture qu’ont engendré ces deux Révolutions. Il s’agit de déterminer si elles occasionnent une simple mutation ou si un nouveau système économique et social voit alors le jour. Ceci signifierait qu’on ne tient plus compte des points qui ont structuré les organisations précédentes. A l’inverse, un changement progressif permet d’observer des continuités parmi les nouveautés… Ces deux Révolutions Industruielles sont-elles une barrière entre deux mondes ou bien constituent-elles une passerelle de l’un à l’autre.


Jusqu’au milieu du XVIII ème siècle, la production est organisée à l’intérieur de manufactures et régie par des coorporations. Tel était le cas pour St Gobain ou Sèvres en France. Ce système ne visait qu’à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat en exportant des produits de luxe dont les normes étaient déjà très strictes. Les coorporations ne favorisaient nullement les innovations. Aussi l’industrie n’a-t-elle pu se développer que dans des régions où une main d’œuvre bon marché, et n’appartenant pas à ce système, subsistait. Mais, plus que tout autre chose, il faut noter l’apparition d’idées très novatrices et ce , dans tous les domaines. Parmi les premiers à avoir préconiser de nouvelles méthodes de travail se trouvent les grands propriétaires terriens. Ces derniers bénéficient du soutien des physiocrates qui voient en l’agriculture la seule source de richesses possible de l’Etat. Ils ont ainsi permi la mécanisation de l’agriculture, l’introduction de nouvelles plantes fourragères telle que la luzerne ou le sainfoin s’opposant d’un autre côté à l’utilisation d’engrais ou à la rotation des cultures. Mais, si toutes ces idées ne se veulent pas très scientifiques, elles ont réussi à impulser des changementsqui sont suivis par la disparition de la jachère puis la naissance des enclosures. Iansi voit-on augmenter la surface exploitable tandis que s’imposer un individualisme agraire qui voit renaître les openfields privés. Cette révolution agricole a pour conséquence la mécanisation et donc un besoin plus faible de main d’œuvre agricole qui ourra s’orienter vers le secteur secondaire.
Si quelques idées sont à l’origine de mutations économiques du primaire vers le secondaire (et même vers le tertiaire si l’on en croit les nombreux emplois créés par l’encadrement dans les usines) elles sont nombreuses à avoir modifier radicalement les méthodes de travail. Ainsi Fayol prône-t-il une organisation pyramidale de l’entreprise, en France principalement, tandis que Weber s’attache à multiplier les postes de direction pour obtenir un total de qualités satisfaisantes. Mais on remarquera plus particulièrement l’influence des idées de Taylor et leur mise en application par Ford. Ainsi décompose -t - on le travail en opérations élémentaires et réduit - on le rôle de l’ouvirer à la réalisation d’une tâche spécifique. C’est l’ère de l’ergonomie et de l’OS. Cette théorie, sans précédant, a des conséquences fondamentales sur l’ouvrier, qui se sent dévalorisé et ne peut accéder à un trvail suivi et digne d’intérêt. Au contraire, on assisteà la montée en puissance des ingénieurs et des ingénieurs qui occupent des postes clés à l’intérieur de l’usine, tout comme dans les entreprises qui demandent des dirigeants de plus en plus compétents. La phase qui suit l’industrialisation voit ainsi le déclin de grandes familles nobles qui géraient leur affaire selon une stratégie familiale, telle que la famille de grands acieristes, les De Wendel.
A cela s’ajoute donc le fordisme qui prévoit une standardisation de la production ainsi que de bons salaires pour des ouvriers qui sont aussi de futurs consomateurs. Alord que l’artisanat a longtemps régné en maître, on voit se développer une production de masse. Celle-ci bien qu’amorcée par de nouvelles idées foisonnantes se développe grâce à de nouvelles techniques qui permettent une toute autre organisation économique. Ainsi l’appertisation en 1809 puis la conservation par le froid sont la condition sine qua non de la mise en place d’une indistrie agro-alimentaire qui permet, en plus, une spécialisation des régions dans les vignobles ou les bovins… Cela n’a plus rien à voir avec la confection familiale et le jardinage personnnel.
Enfin, il y a nécessité d’un nouveau système non plus par de nouvelles idées ou de nouvelles tevhniques mais surtout avec la mise en place d’une révolution des structures qui boulverse profondément l’organisation économique qui existait jusqu’à présent. Il faut en effet tenir compte de l’ampleur des mutations financières qui se développent dés le XVII ème siècle avec la création de la banque d’Anglet. Jusque là on ne connaissait que les bas de laine et les matelas remplis d’or mais, il faut désormais compter avec un réseau sans cesse plus étoffé de banques. Le Gold Exchange Standard est ainsi mis en place et l’on voit se consituter des monnaies de réserves. Les banques centrales sont chargées d’émettre les billets, billets qui sont plus nombreux que le stock d’or ou d’argent (pour les pays bimétalistes) éxistant. C’est le siècle de l’or qui prend toute son ampleur avec les découvertes de mines d’or en Californie, en Alaska et en Afrique du sud. L’essor des banques est très marqué. Après les banques d’affaires, commes les Rotschild, se développent les banques de dépôts, qui, à l’inverse des précedentes investissent à court terme et développent les dépôtsà vue, ce sont la Société Générale et le crédit lyonnais. A cela s’ajoute la création de banques coloniales.De plus la banque de Paris et des Pays Bas joue un rôle majeur au Maroc. En dernier lieu, s’ajoute tout un réseau de succursales. Ces banques se démocratisent de plus en plus donnat naissance à un capitalisme populaire. Leur rôle est lié à la création de sociétés par actions (Société anonymes)qui permettent d’obtenir de forts capitaux indispensables à une industrialisation encore plus poussée.
Une nouvelle société se met alors en place avec la domination de la bourgeoisie d’affaires qui remplace une noblesse en déclin. C’est la naissance de classes moyennes. On valorise le " self-made man " mais les ourvriers, bien que ne vivant pas cette paupérisation croissante qu’avait prédit Karl Marx, ont du mal à bénéficier de conditions de travail satisfaisantes.

Pourtant, si cesr révolutions industrielles ont engendré une réorganisation complète des hiérarchies sociales et un nouveau système économique qui annonce le capitalisme, cet enchaînement logique d’innovations et de mutations ne peut faire abstraction de certaines permanences qui marquent une continuité entre deux époques fort différentes. Les évolutions économiques sont relativement rapides mais il n’en va pas de même des mentalités qui, elles, sont très tenaces. L’adaptation au nouveau système financier va se faire de façon très progressive. En effet, comme le montre l’exemple français, les gens se montrent réticents face à la monnaie fiduciaire. Les divers systèmes fondés en France ne sont pas étrangers à cette peur puisque beaucoup se sont soldés par des échecs, renforçant ce sentiment propre à la mentalité française. Ainsi le système de Law s’effondre-t-il avec la faillite de la compagie des Indes, suivant l’échec de la banque des empruents fondée par Colbert et précédant l’ échec cuisant des assignats. Il faut attendre 1803 pour que naisse le Franc Germinal sous Napoléon et la banque de France. Mais le plus dur reste à faire : convaincre l’opinion, faire régner la confiance. Dans les années 1770-1780, la masse monétaire est encore largement constituée de monnaie métalique (69%) tandis que les billets et les dépôts ne représentent respectivement que 27% et 14% de cette masse en circulation. Il faut attendre les années 1830 pour que la balance change avec 33% de monnaie métallique, 23% de billets et 44% de dépôts.
La permanence des esprits traditionnels d’avant 1750 se retrouve aussi dans les secteurs traditionnels tels que le cuir ou l’alimentation et même l’agriculture. On constate en effet la permanence de petites unités de productions permettant la sous-traitance et plus aptes au changement. Il y refus d’acceder aux grandes concentrations d’entreprise.
D’autre part, la mutation dans les transports montre une progression lente qui se développera surtout entre les deux guerres et après 1945. Ainsi la bataille en tre Cleapers et Steamers dure-t-elle très longtemps. En 1914, il y a encore plus de voiliers que de bâteaux à vapeur ! De même, l’avion met un certain temps à se développer et les premiers kilomètres des avions Wright devront être suivis de nombreux autres avant de transporter des tonnnes de marchandises et des passagers. Or le rôle des transports est très important dans l’organisation économique puisque ce sont eux qui permettent les échanges entre pays et continents. On voit donc qu’il n’y a pas de rupture nette entre une période avant l’industrialisation et après. L’évolution est progressive. De même la mise en place de l’industrie automobile n’est pas instantannée et ne concerne tout d’abord qu’une part restreinte de la population. Cette industrie n’est d’ailleurs pas si représentative que cela de la deuxième réolution industrielle puisqu’elle fonctionne à la demande du client.
En conséquence, la révolution des transports qui fait partie intégrante des Révolutoins Industrielles ne constitue pas un phénomène rapide et précis qui metttrait en relation deux mondes contrastés. Elle est plutôt le symbole d’une évolution progressive. L’économie qui ne comptait d’abord que quelques relations régionales va progressiviement s’ouvrir sur le plan national puis international. D’autres part, il faut noter que ces changements d’organisation se font à divers niveaux, qui varient selon les pays. Ainsi l’Angleterre qui la première avait achevé son réseau ferré a-t-elle pu développer très tôt les échanges commerciaux.

Enfin, il est possible d’observer cette continuité et ces permanences qui jalonnent les mutations économiques et sociales occasionnées par les Révolutions Industrielles à différentes échelles. L’espace est en effet un témoin précieux des bouleversements concernant aussi bien la société que les échanges économiques.
A grabde échelle, on notera l’évolution de l’espace industriel, notamment avec la naissance de cités industrielles, céritablesorganisations sociales. Suivant l’exemple de la cristallerie de Baccarat, l’usine est à proximité des maisons ouvirères, de la résidence patronnale et de l’Eglise, symbole de la morale qui règne à l’époque. Le patron de l’usine surveille chacun de ses employés. L’usinje est conçue comme un espace de contrôle plutôt que comme lieu de rationnalisation du travail. Mais si l’ouvirer voit sa vie strictement règlementée par la présence de contremaîtres puis avec l’apparition de livrets ouvriers, le patron a également des devoirs vis à vis de l’ouvrier commme le rappelle Eugène Schneider, qui dirige l’usine du Creusot.
Point plus stratégique, la ville s’accroit de plus en plus avec l’accentuation de l’éxode rural. Celui-ci est à la fois une conséquence de la révolution agricole qui envoie les ouvrierschercher du travail industriel à la ville et de l’accroissement naturel très important en cette période de transition démographique. La ville se divise rapidement en fonction des critères de différenciation à la fois soiaux et spatiaux. Pendant longtemps, cette différentation fut verticale, allouant les téages les plus hauts aux personnes disposant des revenus les pus faibles mais elle devient vite horizontale avec la concentration dans certains lieux d’industries et la mise en place d’u ne distinction entre quartiers bourgeois et quartiers ouvriers. La ville évolue progressivement selon les progrés dans le domaine des transports et se dote de ronds points pour dégager l’accés aux gares souvent embouteillé. Cette même évolution dans les transports permet de développer les échanges intérieurs. De plus on voit les villes se dôter de nouveaux " grand magasins " tels que " le Bon Marché " créé par Mr Broussicaut qui témoigne d’une avancée commerciale. Il faut également remarquer que les villes ne sont plus toujours associées aux régions industrielles puisque les nouvelles énergies telles que l’électricité permettent une localisation beaucoup plus libre de ces dernières.
Finalement, ces solutions sont également visibles à l’échelle mondiale, où l’on assiste à l’augmentation croissante des échanges extérieurs et à la mise ne place d’une division du travail qui rappelle la théorie des avantages comparatifs de Ricardo et Adam Smith. C’est ainsi que naissent les bourses de commerce, à Londres ou à Chicago. Il résulte de cela une hiérarchisation des pays qui se dait à divers niveaux. Ainsi l’Angleterre et la France constituent de grandes puissances financières tandis que les Etats-Unis, l’Allemagne et le Japon s’annoncent comme de grandes puissances industrielles. Un système mond est né.
L’analyse spatiale de l’industrialisation pedrmet donc de mettre en valeur l’apparition de nouveaux espaces indsutriels alors que certaines villes anciennes sont spécialisées (les villes où siègeaient les garnisons par exemple) et le développement progressif des échanges est des fluxs de capitaux (en plus de produits tels que les pondéreux) tandis que certains pays sont laissé de côté, à l’instar de colonies et autres pays qui n’ont d’intérêt pour personne.


Il semble, donc qu’il n’y ait pas de rupture brutale entre une société dominée par le noblesse et le faible développement économique mais plutôt une mutation progressive qui amène des changements certes considérables mais progressifs. La société doit dés lors compter avec la domination bourgeoise tandis que l’organisation économique sur un système de pluse en plus capitaliste. Ces deux Récvolutions Industrielles aboutissent à la formation d’un certain " système monde " qui n’existait pas auparavant. Si l’histoire du monde est dés lors bouleversée, il faut attendre la première guerre mondiale pour que se mette en place une hiérarchie plus significative des grandes puissances mondiales, avec, entre autre l’avènement des Etats-Unis et le déclin de l’Europe.