Les métiers et projets professionnels

Synthèse : Trader ou chef de produit, les questions concernant votre avenir professionnel reviendront à chaque entretien, raison de plus pour avoir les idées claires...
Une petite sélection de métiers dans les domaines les plus sollicités : Marketing, Conseil et Finance. Des fiches métiers et des réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Les métiers du Marketing

Qu’est ce que le marketing, Quelles sont les différentes fonctions du marketing , Quels sont les secteurs d’activité où s’exerce le marketing, Quels sont les métiers du marketing dans l’entreprise ? autant de questions abordées dans cette partie.

Qu'est ce que le marketing ?

Le marketing est l’ensemble des méthodes et moyens dont dispose une organisation pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’intéresse, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs.

Dans sa conception moderne, le marketing va de la conception du produit à l’après-vente, il part du principe que l’actif principal de l’entreprise est sa clientèle.

Quelles sont les différentes fonctions du marketing ?

Ainsi en analysant de plus près ce qu’est le marketing, on peut intégrer les fonction suivantes :

Le marketing d’étude : 1. Etude de marché ; 2. Modèles ; 3. Suivi de la position

Le marketing stratégique : 1. Choix des marchés cibles ; 2. Conception du produit ou service à vendre ; 3. Fixation des prix ; 4. Choix des canaux de distribution ; 5. Elaboration d’une stratégie de communication

Le marketing opérationnel : 1. Mise en œuvre des campagnes de publicité et de promotion ; 2. Action des vendeurs et marketing direct ; 3. Distribution des produits et merchandising ; 4. Service après-vente

Quels sont les secteurs d’activité où s’exerce le marketing ?

Pour bien comprendre à quel point le marketing joue un rôle essentiel dans tous les secteurs d’activité, voici une liste non exhaustive accompagnée d’exemples :
- Biens de grande consommation (alimentation, détergents, cosmétiques...)
- Biens semi-durables (automobile, électroménager...)
- Services au grand public (banque, tourisme, grand distribution...)
- Biens industriels (équipement, machines, informatique...)
- Partis politiques (marketing électoral...)
- Organisations à but non lucratif (philanthropiques, religieuses...)
- Organismes publics (gouvernement, administrations...)

Quels sont les métiers du marketing dans l’entreprise ?

Pour bien cerner les métiers du marketing, il existe des fonctions phares dans l’entreprise en fonction du produit et du secteur d’activité. Les voici : chef de produit, chef de groupe, chef de marché, chargé d’études marketing, responsable de la promotion des ventes, directeur marketing.

Chef de produit

Les chef de produit est spécialisé sur un produit ou une famille de produits et a pour mission de développer de façon cohérente avec la politique du groupe ce produit ou cette famille de produit.
MISSIONS : Tout d’abord, il doit élaborer des stratégies et des plans marketing. Il prépare ces plans et soumet ses recommandations à ses supérieurs qui détiennent le pouvoir de décision. Une fois adoptés, le chef de produit contrôle leur mise en œuvre grâce à plusieurs outils de mesure tels que les chiffres de vente ou les résultats d’enquête. Si une action corrective est nécessaire, de nouveau le chef de produit émet des idées qui seront validées par sa hiérarchie.
Le chef de produit doit en permanence animer les différents services qui participent à la réalisation des plans de marketing i.e. la direction commerciale (obtenir d’eux une adhésion à ses plans en matière d’objectifs de référencement et de politique d’opérations promotionnelles), la direction de la R&D (établir le cahier des charges du produit et suivi de l’avancement des travaux), les services d’engineering et de production (pour s’assurer du respect des normes de qualité et de l’obtention des prix de revient les plus bas) et les services administratifs pour tous les contrôles et vérifications.
Le chef de produit joue un rôle déterminant avec les fournisseurs de services marketing tels que les agences ou les studios qui vont réaliser les campagnes de promotion.
Ce poste passionnant est néanmoins difficile puisqu’à une charge de travail écrasante, s’ajoute une importante diversité des tâches qui exige du chef de produit de nombreuses compétences. Ce poste en général attribué aux jeunes diplômés requiert en réalité de l’expérience d’où la possibilité d’apprendre très vite et d’être confronté très tôt à des réalités et des responsabilités importantes. Il faut souligner que le chef de produit est responsable d’un produit pour une période de 18 à 24 mois et la concurrence interne est importante car tous ne peuvent gravir les échelons qui mènent au poste de directeur marketing.

Le directeur marketing

Le directeur marketing est responsable de l’ensemble des activités de vente, de marketing et de communication produit.
MISSIONS : Il prend les décisions au niveau des axes de développement et de la stratégie commerciale de la société mais assure aussi la promotion de l’image de la société sur le marché. De plus, il propose la sortie de nouveaux produits ou leur renouvellement sur le marché. Ainsi il définit et établit un calendrier et met en œuvre la politique commerciale. Il supervise toute la fonction marketing en vérifiant la mise en œuvre du marketing mix, en participant à la sortie de nouveaux produits et en concevant la politique de communication globale de l’entreprise.
Le directeur marketing est en relation étroite avec la direction générale et l’informe des besoins et tendances du marché. Il supervise les équipes de vente en vérifiant l’application de la politique commerciale sur le terrain, en s’assurant de la qualité des recrutements et de la formation des équipes commerciales, en définissant les limites autorisées aux vendeurs pour les promotions commerciales, en intervenant lors de contrats importants et en gérant les problèmes potentiels avec les clients (retard de paiement, insolvabilité...).
Le directeur marketing est un chef d’équipe qui doit animer au quotidien sa force commerciale et marketing afin de maintenir leur motivation et garantir les objectifs de résultats. Dans ce cadre, il est le garant d’une certaine qualité à la fois dans le respect des délais et du budget commercial mais également de l’administration des ventes et de la qualité du produit.
Fonction-phare de l’entreprise, le directeur marketing rend régulièrement compte à la direction générale de la situation et des chiffres de vente de ses produits.

Les métiers de la Finance

Quelles sont les grandes catégories de métiers ? Qu’est ce que la finance d’entreprise ? Quelles sont les grandes fonctions attribuées aux départements financiers dans l’entreprise ?
Quelles sont les grandes familles de métiers de la banque commerciale en France ?
Quelles sont les grandes familles de métiers de la banque grande clientèle ?

Qu'appelle-t-on activités supports dans le domaine bancaire et financier ?

Quelles sont les grandes catégories de métiers ?

Tout d’abord, nous pouvons différencier deux grandes catégories de métiers : les métiers de la finance d’entreprise et les métiers de la banque.

Qu’est ce que la finance d’entreprise ?

Le département finance dans une entreprise est évidemment stratégique influençant toutes les décisions de la société, il obtient, coordonne et affecte toutes les ressources nécessaires à son développement, de la plus stratégique (introduction en bourse, acquisition) à la plus ‘routinière’ (embauche, signature d’un nouveau contrat, autorisation d’un crédit fournisseur).

Quels sont les grandes fonctions attribuées aux départements financiers dans l’entreprise ?

Tout d’abord, la direction financière qui coordonne toute l’activité financière dans l’entreprise. Le directeur financier tient les ‘cordons de la bourse’, il définit avec la direction générale les affectations des ressources financières (ou investir, combien...).
Du fait de cette responsabilité, le directeur financier doit très bien connaître l’état de ses finances, son environnement et ses partenaires, et les résultats et les conséquences de ces décisions. C’est autour de ces trois grands pôles que s’organise le département financier : les fonctions de trésorerie, les fonctions de relations avec le monde financier (banque, bourse...) et d’analyse du risque client (analyste crédit...), et, les fonctions de contrôle de gestion.

Quels sont les grandes familles de métiers de la banque commerciale en France ?

Le réseau : L'organisation du réseau repose sur des unités spécialisées par marché de clientèle : entreprises, particuliers et professionnels. Les principaux métiers sont analyste de crédit, chargé d’affaires entreprises,
conseiller en gestion privée.
Le marketing : contrairement aux idées reçues, il y a beaucoup de spécialistes du marketing dans les métiers de la banque. Ce secteur élabore les stratégies de produits et services destinés à la clientèle sur les marchés des particuliers (jeunes, étudiants, seniors, grand public, gestion privée), des professionnels (artisans, commerçants, professions libérales), et des entreprises (PME/PMI, grandes entreprises). Il propose ensuite les politiques commerciales et, notamment, tarifaires.

Quels sont les grandes familles de métiers de la banque grande clientèle ?

On désigne par le terme grande clientèle, à la fois les grandes entreprises (finance de marché, montages financiers, corporate finance) que les clients fortunés (gestion de fortune).
Les marchés de capitaux : On distingue trois grands pôles d'activité :
1. l'activité de marché couvrant : la trésorerie centrale, le trading d'instruments de taux et de change, de produits dérivés, et d’actions.
2. l'activité marketing de l'ensemble de ces instruments auprès des investisseurs institutionnels gestionnaires de patrimoine à laquelle contribuent aussi des équipes d'ingénierie financière, qui travaillent sur des montages spécifiques incorporant ces instruments pour la clientèle.
3. l'activité de financements structurés : origination et montage de transactions.
Ces activités bénéficient de différents types d'appui technique en amont et en aval: des secteurs chargés du traitement administratif des opérations et de la détermination des risques et des résultats sur les opérations réalisées ; un secteur informatique chargé de la maintenance et du développement des systèmes d'information des salles de marchés ; des équipes recherche et développement chargées d'études d'algorithmes d'évaluation des instruments de taux, de change et des produits actions, ainsi que du développement de systèmes d'aide à la décision destinés aux traders et aux commerciaux.

La gestion d’actifs ou l’asset management : Les gestionnaires d’actifs agissent à la fois pour compte propre (placement sur les marchés financiers des liquidité de la banque) que pour compte de tiers (gestion de l’épargne des clients). Cette activité comprend la définition de la politique d'investissement afin d'orienter la gestion des portefeuilles collectifs (SICAV et Fonds Communs de Placement) et individuels (particuliers, entreprises et institutionnels), l’assistance aux gérants de patrimoine constituant de ce point de vue le lien entre eux et les marchés, la gestion des produits financiers de la banque ; la promotion des produits et services auprès de la clientèle privée ainsi que de la clientèle entreprise et institutionnelle, française ou étrangère.

L’ingénierie financière : Il s'agit de concevoir et mettre en place des montages financiers complexes destinés soit à des clients promoteurs de projets divers, soit à des clients investisseurs ou banquiers afin de répondre à leurs contraintes financières. L'ingénierie et le financement sur actifs et de projets comprennent les prestations de conseil et/ou la mise en oeuvre de financements réalisés au niveau national et international principalement dans cinq secteurs : le financement de projets ; le financement sur actifs et le financement de projets immobiliers, le financement d'opérations à l'export ; l’ingénierie financière permettant aux entreprises d’optimiser leurs investissements et leur structure financière au travers de montages juridiques et fiscaux, ou de réaliser des opérations de croissance externe.

Qu’appelle-t-on activités supports dans le domaine bancaire et financier ?

Le suivi et le pilotage des différentes activités d’un établissement financier, croisant des réseaux commerciaux géographiques et des lignes produits mondiales, implique un système particulièrement complexe en matière de comptabilité, de reporting, de consolidation et de gestion du bilan et du compte de résultat, s’appuyant sur des systèmes informatiques extrêmement complexes et puissants.
Vous l’aurez compris, les activités supports –les bien nommées J- regroupent toutes les fonctions qui permettent à l’établissement de fonctionner, car un trader n’est rien sans un bon informaticien, un gestionnaire d’actif ne peut travailler sans une solide équipe d’analystes...
On englobe de ce terme génériques différentes fonction telles que l’informatique, la gestion financière, les études économiques, la recherche opérationnelle, les études industrielles, l’inspection générale, le juridique, les achats, et les ressources humaines.

Le Directeur Financier

MISSIONS
On distingue ainsi deux missions relevant de la direction financière :
- Mettre à disposition de l'entreprise les ressources et les techniques financières nécessaires à son exploitation, son développement et sa protection ;
- Apprécier l'intérêt économique des plans et des projets ainsi que participer à l'élaboration de la stratégie financière et à la définition de la stratégie globale de l'entreprise ;
Ces deux missions répondent à des préoccupations majeures comme maîtriser la rentabilité globale de l'entreprise et sauvegarder son autonomie financière. La fonction de directeur financier s'est rendue indissociable de la compétitivité de l'entreprise, car la montée en puissance de la pression financière internationale et des opérateurs de gestion a multiplié les compétences spécifiques rassemblées sous son autorité. La contrainte des arbitrages budgétaires le conduit à mesurer les limites de la seule profitabilité à court terme. Ainsi, il est devenu un manager plus sensible au terrain, a su élargir sa vision aux autres fonctions de l'entreprise et rétablir l'équilibre entre rentabilité industrielle et rentabilité financière.

L'Analyste Crédit/Credit Manager

La fonction de gestionnaire du risque client dans l'entreprise doit permettre de sécuriser et de rentabiliser l'investissement en comptes clients dans le cadre de la politique générale, en arbitrant entre les objectifs commerciaux et les impératifs financiers.
La fonction crédit est assurée par le credit manager dont la mission première est de veiller à ce que toute l'activité commerciale se transforme en trésorerie dans un délai optimum. Pour réaliser cette mission, le credit manager doit proposer et faire approuver la politique crédit dans le cadre de la politique générale de l'entreprise et répondre de son application. Il a, aussi, à définir des procédures et contrôler leur respect. Enfin, il lui faut mettre en place des systèmes de mesure des performances (tableaux de bord...).
MISSIONS : Sa mission au quotidien se traduit par un certain nombre d'actions :
- Evaluation préventive et systématique de la solvabilité des clients et des prospects ;
- Surveillance du niveau et de la qualité des engagements ;
- Négociation et mise en oeuvre de mesures de sécurisation du risque ;
- Réactions immédiates amiables ou contentieuses en cas de non respect des conditions négociées.
Ces actions sont conduites avec, pour objectifs, la recherche de l'équilibre profitable entre l'opportunité commerciale (marge potentielle), le coût du crédit (délai de paiement) et le risque d'insolvabilité (coût des moyens mis en œuvre).
La mission du credit manager consiste aussi en permanence à sensibiliser les forces de vente aux enjeux financiers, à participer aux orientations commerciales (prospection) et à contribuer activement aux choix des moyens de paiement, des clauses à insérer dans les contrats commerciaux, du contenu des conditions générales de vente, des systèmes de résolution des litiges de facturation, de relance, etc.
Enfin, le credit manager doit optimiser la gestion des contentieux (choix des procédures et des intervenants) et participer à la détermination du montant des provisions.
Analyste attentif, il évalue les risques clients et détermine les limites de crédit. En fixant les délais et conditions de paiement et en s'assurant du respect des conditions contractuelles, il participe à la maîtrise du besoin en fonds de roulement.
Négociateur vigilant, le credit manager aide les commerciaux à atteindre leurs objectifs de vente tout en protégeant les intérêts financiers de l'entreprise.
Son sens du contact, son expérience, ses conseils et son assistance le rendent incontournable dans les relations entre la direction financière et la direction commerciale.
Enfin, diplomate, le credit manager sait responsabiliser les forces de vente et sensibiliser les services financiers. Par sa juste appréciation des affaires et des problèmes, tant en surface qu'en profondeur, il connaît et suit l'évolution de la situation financière de chacun de ses clients.
Toutes ses décisions influent sur le résultat de son entreprise. Pour parvenir à ce profil idéal, le credit manager doit avoir de solides bases financières et juridiques et un sens commercial. Les formations de type école supérieure de commerce, option finances, ou une maîtrise de gestion, option finance, sont actuellement très recherchées par les entreprises.

Le Directeur de contrôle de gestion

A la croisée des chemins entre la stratégie et l'opérationnel, le directeur du contrôle de gestion a pour objectif de fournir à la direction générale les éléments essentiels à partir desquels elle définit ses orientations stratégiques.
MISSIONS : En claire, son objectif est de contrôler l'utilisation des actifs et la rentabilité des opérations auxquelles ils sont affectés. Ceci implique de définir des systèmes d'information de gestion adaptés aux structures de l'entreprise et d'en assurer le fonctionnement.
Le contrôle de gestion constitue un instrument de pilotage permanent.
Prévoir (anticiper), contrôler (suivre en permanence les résultats de l'activité de l'entreprise), analyser (relever les écarts entre prévisions et résultats et identifier leurs causes) et conseiller : le rôle du contrôleur de gestion est de " faire parler les chiffres " et d'apporter les solutions visant à l'optimisation des résultats de l'entreprise.
In fine, sa mission consiste à améliorer en permanence l'instrument de pilotage de l'entreprise (procédures, systèmes, tableaux de bord et clignotants), pour aller vers davantage de fiabilité et de rapidité dans les flux de l'information chiffrée.

Le Trésorier d'entreprise

Financier d’entreprise, et d’abord spécialiste multiproduits, le trésorier se doit d’avoir une vision globale afin d’intégrer les préoccupations de disciplines connexes : environnement macro-économique, stratégie de l’entreprise, informatique, juridique, fiscal, comptable et communication financière.
MISSIONS : Le trésorier d’entreprise remplit deux missions essentielles :
- La gestion des flux et des soldes ou cash management: détermination en valeur de la position bancaire, équilibrages de comptes, gestion des financements-placements à court terme.
- La gestion des risques financiers concerne trois domaines principaux : la gestion de la liquidité ;la gestion des risques de change et de taux ; et la gestion des risques de contrepartie, directs ou indirects, sur ses partenaires financiers, pays et clients.
Dans un contexte d’innovation financière permanente, la mission du trésorier d’entreprise revêt une importance accrue. Le trésorier améliore la productivité, réduit les risques financiers, modifie l’organisation de la trésorerie groupe.
Dans une optique de vision à moyen terme, il négocie, traite avec les banques et joue un rôle déterminant dans la politique de relations avec les partenaires financiers et de communication sur l’activité de la société.

L'Analyste financier

L'analyste financier intervient dans le trading et la vente. Pour les actions, il est chargé de fournir des informations sur des sociétés cotées en Bourse et /ou sur des secteurs d'activité. Il peut ainsi donner des préconisations d'achat ou de vente. Parfois, il accompagne les vendeurs en clientèle pour leur fournir un appui technique.
Il a la responsabilité de l'étude et du suivi boursier d'un ou de plusieurs secteurs économiques, évalue les perspectives financières et boursières des entreprises, participe à la définition de la politique d'investissement pour les portefeuilles collectifs ou individuels. Il peut animer une équipe d'analystes financiers.
On peut aussi le retrouver dans les bureaux d'études des établissements financiers ; ils doivent anticiper l'évolution des taux d'intérêt, du marché du travail, des prévisions d'inflation ou de la politique monétaire.

Le Chargé d’affaires

Il est responsable d'un portefeuille d'entreprises industrielles et commerciales. Il propose à ses clients des solutions adaptées à leurs besoins : crédits, placements, outils informatiques, moyens de paiement, épargne salariale...

Très présent sur le terrain, il prospecte et assure un suivi de la clientèle régulier. Avant de négocier la vente des produits ou des services demandés, il analyse la situation financière de l'entreprise et évalue les risques.

Le chargé de clientèle professionnel du contact et du service, il gère à la fois les comptes privés et les comptes commerciaux de ses clients. Son rôle est d'établir une convention avec chacun d'entre eux qui définit les prestations offertes par la banque : facilité de caisse, crédits, assurances, installation de terminaux de paiements...

L'Opérateur Back et Middle office

L'opérateur middle office est chargé de la bonne réalisation des opérations effectuées sur les marchés boursiers par les traders. Il les contrôle, les vérifie, et veille à leur règlement. Il est chargé du suivi, du contrôle opérationnel et de la consolidation des résultats et des risques sur les transactions réalisées en salles de marchés
L'opérateur middle office, est chargé de faire la jonction entre le front et le back office. Il saisit sur une base de données toutes les transactions effectuées par les traders et les sales. Il chiffre quotidiennement leurs gains, leurs pertes et les alertes lorsqu'ils sont dans le rouge. Il met aussi en place avec eux des méthodes d'analyse des risques et définit des procédures homogènes par ligne de produits.
L'opérateur back office est chargé d'assurer le suivi administratif et comptable des opérations conclues au front office, c'est-à-dire des nouvelles positions prises par les opérateurs de marchés. Il vérifie les positions des comptes, rapproche les résultats comptables avec les résultats de gestion.

L'Opérateur de marché (trader ou broker)

L'opérateur marché a pour mission de négocier sur le marché les produits financiers. Il achète sur le marché des produits financiers : actions, taux de change, obligations, dérivés... Il œuvre pour la société qu'il représente (banque, société de bourse, courtier...) ou pour celui des clients (OPCVM, institutionnel, entreprise, personne physique...). Mais il n'est jamais en relation directe avec ces derniers puisque le vendeur (sales) joue l’intermédiaire entre celui-ci et ces derniers.
En relation avec d'autres établissements financiers, courtiers, sociétés de bourse en France ou à l'étranger, il assure le trading quotidien sur un ou plusieurs instruments, ainsi que la gestion des portefeuilles de ces instruments, en Francs et en devises, dont il a la charge. Il assure la cotation de ces produits auprès des opérateurs clientèle, de certains départements spécialisés et centres d'affaires. Il participe, le cas échéant, au montage et à la structuration d'opérations complexes.
La fonction d'opérateur marché nécessite une bonne ouverture sur le marché et de fréquents contacts avec d'autres intervenants. L'opérateur marché est sans cesse à l'écoute de l'information mondiale macroéconomique, politique et sociale, il doit l'intégrer rapidement dans la gestion de son ou ses portefeuilles, afin de concrétiser ses opérations dans les meilleures conditions par rapport à la concurrence.

Le Responsable du financement de projets

Il est présent en amont de toutes les grandes opérations internationales d'infrastructures. Des projets souvent long à réaliser. Il négocie avec le maître d'ouvrage, dialogue avec des conseillers techniques, orchestre l'intervention d'experts et celles d'autres partenaires financiers.
Il intervient principalement dans les opérations suivantes :
- le financement de projets ou de biens d'équipement, à moyen ou à long terme, destiné au marché français ou à l'exportation (ex : financement multisources). L'ingénieur financier coordonne un même projet financé par plusieurs intervenants (opérateurs, banques, investisseurs) dans le cadre d'un pool bancaire.
- les financements multinationaux, c'est-à-dire le financement multisources et le cofinancement de projets en collaboration avec des institutions internationales (Banque Mondiale, BERD, SFI...

Les métiers de l'Audit et du Conseil


Quels sont les grands métiers du conseil ? Qui sont les Big Five ?
En France, comment s’organise la profession face aux grands acteurs anglo-saxons ?
Le secteur est-il en expansion ? Que vend un consultant ?

Quelles sont les profils recherchés par les cabinets ? 

 

Quels sont les grands métiers de l'audit et du conseil ?

Compte tenu de sa diversité et du nombre grandissant de sociétés dites de conseil, il est difficile de définir les frontières de cette activité en plein développement. Cependant, on peut identifier 4 grandes catégories :
- L’audit regroupe les activités de certification des comptes, d’audit interne, d’analyse, de suivi et de contrôle des risques. Aujourd’hui, les cabinets ont élargi leur portefeuille d’activités en intégrant des activités de corporate finance : audit lors de fusions-acquisitions et autres opérations sur le capital.
- Le conseil en management, en organisation et en technologie comprend de nombreuses activités : l’amélioration des performances opérationnelles, intégration des systèmes d’informations, gestion du changement, amélioration de l’efficacité de la force de vente, de la communication ou du marketing. Le cabinets les plus importants sont Accenture, Cap Gemini, IBM, Logica, CSC Peat Marwick.
- Le conseil en stratégie et structure d’entreprise est destiné aux équipes dirigeantes des grands groupes pour les aider à définir leur politique de développement. Les grands cabinets sont McKinsey, ATKearney, le BCG.
- Le conseil juridique et fiscal permet d’optimiser les bilans fiscaux de fin d’année mais également sur les activités de fusions-acquisitions de vérifier la conformité des opérations avec la législation et vérifier si les montages seront validés par la commission européenne. Tous les grands cabinets de conseil ont rejoint dans cette activité des spécialiste comme Lefebvre Consultants ou Francis Vidal.
Notons tout de même que les grands réseaux sont dans leur grande majorité des cabinets pluridisciplinaires ; les petites sociétés en revanche se spécialisent de plus en plus.

Qui sont les Fat Four (ou Big Four) ?

Le monde du conseil est depuis 10 ans en plein bouleversement. Les Big eight sont devenus Big five puis Fat Four. Arthur Andersen et Andersen Consulting se séparent et ce dernier devient Accenture. Cap Gemini fusionne avec Ernst & Young.
Comme tous les secteurs, celui du conseil a connu un important processus de concentration pour arriver à quatre géants: PricewaterhouseCoopers (CA 27MM$), KPMG (21MM$), Deloitte & Touche Tohmatsu (26MM$), Ernst & Young (22MM$).

Le secteur est-il en expansion ?

En 2010, le marché du conseil représentait en Europe environ 80 milliards d’euros avec un effectif de près de 500 000 personnes. La perspective 2010 est plutôt marquée par un retour à la croissance. Satisfaisant en ce qui concerne le conseil en management (entre 2 et 4 % de croissance en 2010) et tout juste positive pour les services autour du conseil IT (entre 0 et 2 %). Activités encore fragiles, le Syntec estime qu'un vrai retour à la croissance ne se fera que sur les années à venir.

Que vend un consultant ?

De l’expérience ? Des études ? Des informations ? Un avis sur une décision délicate ?
En fait, on peut dire que le consultant vend du changement. L’équipe de consultants catalyse le contenu du problème pour susciter le changement. On voit ici la différence entre sociétés de conseils qui aident l’organisation à évoluer alors que les cabinets d’études vendent des rapports.
Les entreprises achètent aux consultants de l’expertise et de l’expérience : l’expertise des secteurs industriels et des problématiques, l’expérience d’équipes qui ont traités à maintes reprises des problèmes similaires alors que les cadres de l’entreprise les rencontrent pour la première fois. Le client attend du contenu, des analyses rigoureuses, mais c’est le rôle de catalyseur du consultant qui permettra de générer le changement attendu et donc de valoriser l’intervention.

Quelles sont les profils recherchés par les cabinets ?

Les caractéristiques suivantes sont recherchés dans le conseil : les candidats doivent être brillants (bien souvent ils sont issus des Ecoles les plus prestigieuses), très autonomes, bilingue voire trilingue et le plus important : posséder de grandes qualités d’écoute et d’expression associées à de fortes capacités de synthèse.
Si le conseil attire tant les jeunes, c’est grâce à la formation qu’ils sont sûrs de recevoir durant leurs premières années de carrières. Cette formation, qu’ils souhaitent ensuite rester ou non dans leur cabinet, leur permettra de briguer des postes à hautes responsabilités dans de grandes entreprises ou de poursuivre une carrière rarement monotone et très bien payée dans le conseil...
Intégrer un cabinet de conseil, c’est aussi intégrer sa culture d’entreprise qui est très présente. La capital humain est la vraie richesse d’un cabinet et ce dernier fait tout pour les conserver. De plus, une fois parti, un consultant appartient toujours au réseau d’Alumni (les anciens) et conserve un lien ainsi avec le cabinet qui lui sera utile durant toute sa carrière. Un réseau de plus à ajouter à celui de votre Ecole !

L’auditeur

La vocation de l’auditeur (au sens large) est d'accompagner ses clients dans l'ensemble des étapes clés de leur développement : assurer la meilleure qualité de l'information financière des entreprises.
MISSIONS : Le rôle de l'auditeur est d'assurer la meilleure qualité de l'information financière produite par l'entreprise.
L’audit, repose sur une compréhension approfondie du métier et des processus mis en place en place par l'entreprise cliente pour maîtriser ses risques et produire l'information financière requise par le management et les actionnaires. Le contrôle des chiffres est remplacé par un test continu de la fiabilité des informations financières.
Les plus grands cabinets accompagnent leurs clients dans l'ensemble de leurs opérations, notamment à l'international : opérations financières et communication aux marchés étrangers.
L'activité d'audit et de conseil financier prend plusieurs formes :
- L'audit légal a pour objectif d'apprécier l'information financière, la régularité et sincérité des comptes d'une société (Audit et commissariat aux comptes ; Transaction services : due diligences stratégiques et opérationnelles, assistance aux cessions complexes, cotation sur les marchés financiers... ; Maîtrise globale des risques : gestion stratégique des risques, gestion des risques financiers de marché et de crédit - trésorerie d'entreprise, gestion des risques opérationnels et systèmes, e-business, gestion des risques éthiques, de conformité et environnementaux, services à l'audit interne ; Autres services d'audit conseil : systèmes d'information groupe - consolidation et reporting, actuariat, communication financière, traduction, gestion de la valeur, formation et développement des compétences).
- Les missions d'audit et de conseil financiers répondent à des besoins spécifiques des entreprises comme l'évaluation, l'introduction en Bourse (en France ou à l'étranger), les opérations de restructuration, les opérations de fusions ou d'acquisitions. (ce type d’activité est le même que pour les banques d’affaires)
Les jeunes auditeurs participent aussi bien aux missions d'audit légal et qu’aux missions de conseils financiers. Cette polyvalence garantit l'acquisition rapide de compétences et d'un savoir-faire unique permettant une progression rapide de carrière et une meilleure compréhension des problématiques des clients.

Le consultant

MISSIONS : Résoudre les problèmes complexes auxquels sont confrontées les entreprises clients en matière de maîtrise des risques liés à leur environnement, leur stratégie et leur organisation; les accompagner au cours des transactions, fusions acquisitions, cessions ; les aider à optimiser leur impact sur les performances de l'entreprise : tels sont aujourd'hui les enjeux du Conseil.
La grande majorité des sociétés de conseil s’organisent autour d’expertises reconnues par domaine, depuis la stratégie jusqu'à la mise en œuvre d’organisation et de systèmes.
Les principales lignes de métiers (en anglais s’il vous plait !) sont :
- Strategy & Business development
- Systèmes décisionnels
- Finance & Cost Management
- Supply chain Management
- Customer Relation Management
- Human Resource Management
- Energing Integrating Technology
Les grands cabinets interviennent dans tous les secteurs de l'économie, a contrario, la plupart des cabinets de taille plus modeste se spécialise dans un secteur d’activité déterminé. Les missions sont très variées : stratégie, transformation et développement de la valeur, refonte de l'organisation et des process, mise en œuvre et intégration de systèmes d'information, mise en place de nouvelles technologies et de gestion du changement.
A ce titre, il y a autant de solutions à trouver que de clients à satisfaire... ce qui fait de ces métiers une garantie de diversité (secteurs, missions... pour les consultants.
Choisir d’évoluer dans le monde du conseil c’est choisir une carrière axée sur le développement personnel et professionnel, la mobilité inter-métiers, la multi-spécialisation, et la mobilité internationales. Coté face, un consultant est en mouvement permanent (toujours entre 2 avions, 2 missions, 2 clients, 2 équipes, 2 managers...), cette mobilité a été poussée à son comble par Accenture dont les consultants ne possèdent plus de bureaux!