Lexique des principaux termes

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- A -

Actif
Biens vous appartenant, qui ont de la valeur sur le plan financier.

Actions
Parts d'une société qui sont négociées sur le marché boursier. Vous achetez des actions essentiellement pour devenir propriétaire d'une partie de la société visée.
 
Administrations publiques
Les administrations publiques (APU) comprennent l'administration publique centrale, les organismes de sécurité sociale (au sens de protection sociale à ne pas confondre avec la Sécurité sociale, l'organisme français) et les collectivités locales.
 
Aléa moral
Situation dans laquelle le signataire d'un contrat peut engager des actions qui vont nuire à l'autre partie.
 
AMF
Arrangement conclu en 1974, dans le cadre duquel les pays dont les marchés sont désorganisés par un accroissement des importations de textiles et de vêtements en provenance d'un autre pays sont en mesure de négocier des restrictions quantitatives.
 
Antisélection
Situation dans laquelle le signataire d'un contrat dispose de plus d'informations que l'autre partie sur sa situation. Il peut en user pour tirer parti du contrat.
 
Asymétrie d'information
Situation dans laquelle les parties signataires d'un contrat n'ont pas le même accès à l'information. Cette asymétrie est source d'aléa moral et d'antisélection. On parle aussi d'information imparfaite.
 
Autorité de régulation ou régulateur
Autorité indépendante qui organise la fourniture d'un service public, en particulier la concurrence entre les entreprises privées qui en assurent la production (ex. ART, autorité de régulation des télécommunications en France).
 
Avantages comparatifs
Concept inventé par David Ricardo et utilisé pour démontrer qu'un pays n'a pas nécessairement intérêt à se spécialiser sur les productions pour lesquelles il a des avantages absolus en termes de coût de production (des coûts plus faibles que dans les autres pays). Chaque pays doit se spécialiser sur les productions pour lesquelles ses avantages absolus sont les plus forts ou ses désavantages absolus sont les plus faibles. 

 

- B -

Balance des paiements
Document comptable qui retrace les échanges entre les résidents et le reste du monde au cours d'une période de temps donnée. Les échanges peuvent porter sur les marchandises, les services ou les capitaux.
 
Banque de règlements internationaux (BRI)
La BRI est un organisme qui encourage la coopération parmi les banques centrales, remplit les fonctions de banque des banques centrales et agit à titre d'agent de compensation et de règlement. Elle sert également de tribune pour la discussion de la politique monétaire internationale et effectue des travaux de recherche sur l'évolution du secteur bancaire international.
 
Bien collectif pur
Bien qui présente les caractéristiques de non rivalité, non exclusion et indivisibilité de sa consommation (ex. la Défense nationale). Il est impur si sa consommation peut être limitée (ex. les autoroutes).
 
Bien de club
Bien dont la consommation présente la caractéristique de non rivalité mais pas celle de non exclusion (ex.chaîne de télévision à péage).
 
Bilan
Le bilan présente l'état de l'actif et du passif d'une entreprise à une date donnée. L'actif figurant au bilan équivaut toujours au total du passif et de l'avoir des propriétaires.
 
Blanchiment d'argent
Expression populaire utilisée pour décrire le processus par lequel des criminels dissimulent des fonds acquis par des moyens illicites en les convertissant en un revenu apparemment légitime. Même si cette expression se rapporte en général au produit du crime organisé, elle est désormais le plus souvent associée aux activités financières des narcotrafiquants qui essaient de blanchir les énormes sommes en espèces que rapporte la vente de stupéfiants. 
 
Bourse
Place où se vendent et s'achètent les actions.
 
Business-Angel
Particulier qui dispose de capitaux à investir dans des entreprises.

 

- C -

Capital
Le "capital" représente tous les biens utilisés dans la production (à des fins productives). A ne pas confondre avec le patrimoine. On distingue le "capital fixe", composé de biens de production durables et le "capital circulant", composé de biens qui participent seulement à un cycle de production.
 
Capital humain
Le "capital humain" représente un stock des capacités humaines économiquement productives.
 
Capital de risque
Expression usuelle pour les fonds qui sont investis par un tiers dans une entreprise, soit sous forme de prise de participation, soit sous forme de dette de deuxième rang.
 
Capitaux propres
Valeur d'une entreprise établie après avoir réglé toutes les dettes et les autres créances. Sommes investies dans une entreprise par le propriétaire ou l'écart entre le prix de vente anticipé d'une entreprise et l'ensemble de ses dettes.
 
Charte de la Havane
Résultat des négociations de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et l'emploi, qui devait donner naissance en 1948 à l'OIC (Organisation Internationale du Commerce). En attendant son entrée en vigueur les 23 négociateurs ont établi en 1947, à titre provisoire, l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) qui reprenait les seules dispositions commerciales de la Charte. Cette dernière n'a jamais été ratifiée par les Etats-Unis, n'est pas entrée en vigueur et la situation provisoire a duré jusqu'à la conclusion du Cycle d'Uruguay en 1993 et la mise en place de l'OMC le 1er janvier 1995.
 
Clause de la nation la plus favorisée
Principe fondamental du GATT qui fait obligation aux pays de ne pas faire de discrimination entre les marchandises selon leur origine ou leur destination.
 
CNUCED
La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) compte à ce jour 190 Etats membres. Autant dire alors qu'elle revêt un caractère universel et qu'elle constitue un des principaux organes du système des Nations Unies oeuvrant à l'amélioration de la situation socio-économique dans les pays en développement. La Conférence quadriennale représente la plus haute instance décisionnelle de la CNUCED. Après s'être réunie pour sa neuvième session (CNUCED IX) en 1996 à Midrand en Afrique du Sud, la Conférence a tenu sa dixième session (CNUCED X) à Bangkok en Thaïlande, en 2000.
 
Commerce électronique
Activités commerciales - achat, vente et autres transactions - faisant intervenir les réseaux de communication et les technologies informatiques. Elles comprennent les transactions effectuées par le biais du téléphone, d'un télécopieur, d'une carte de crédit, d'une carte de débit, d'un portable et d'un ordinateur connecté au reseau Internet.
 
Compensation de créances
Compensation avec une contrepartie des obligations financières que l'on doit avec ceux que l'on est en droit de recevoir, ce qui réduit les coûts découlant du règlement des paiements. La compensation des créances est également utilisée comme un outil de gestion de risque pour aider les contreparties à réduire les risques de crédit auxquels ils sont exposés.
 
Concentration
Mouvement de renforcement du poids économique des grandes unités de production.
 
Concurrence
Représentation de l'organisation économique fondée sur la décentralisation des décisions de production et de consommation. Elle s'oppose à la logique du choix en économie planifiée.
 
Contrats à terme
Les contrats à terme tirent leur valeur d'un actif sous-jacent. Ils représentent une obligation d'acheter ou de vendre un produit donné comme du café, du maïs, du pétrole ou de l'or à une date fixe et à un prix déterminé à l'avance.
 
Crédit-Bail
Convention de location pour une durée déterminée à un prix convenu.
 
Crises économiques
Une "crise économique" correspond à une baisse soudaine de la rentabilité du capital au début d'une phase de dépression. Ce terme est de plus en plus utilisé non pas pour désigner la phase de retournement de la conjoncture, mais la phase de dépression elle-même.
 
Croissance
Accroissement durable et non réversible des quantités produites. La croissance est généralement mesurée par l'évolution d'un agrégat de production : le produit intérieur brut (PIB).
 
CAPITAL
Le capital est une notion centrale de l'analyse économique, mais difficile à cerner tant l'emploi du même mot recouvre des réalités différentes : capital physique, capital financier, capital fixe, capital circulant, capital juridique et comptable, … Pour commencer par le plus simple : le capital physique est un ensemble de biens matériels (machines, bâtiments, …) qui concourent à la production d'une entreprise. Le capital et le travail constituent (avec le sol, ou plus largement, les ressources naturelles) les deux principaux facteurs de production d'une entreprise ou d'une économie : l'utilisation du facteur " capital " permet d'accroître la productivité du facteur " travail ". Le capital physique d'une entreprise figure à l'actif de son bilan, sous la rubrique des immobilisations corporelles.
A côté du capital fixe, une entreprise dispose d'un capital circulant, c'est-à-dire une avance qui tourne au rythme du cycle de production. Cette avance a une expression monétaire : c'est le fonds de roulement de l'entreprise, un " fonds de caisse " qui permet de financer le décalage entre le décaissement des charges et l'encaissement des recettes. Elle correspond aussi à une réalité physique : ce sont des biens (matières premières, produits intermédiaires) qui sont détruits ou transformés au cours du cycle de production.
Enfin, la notion de capital désigne aussi le capital financier détenu par une entreprise ou un particulier. Les ressources financières d'une entreprise sont retracées au passif de son bilan : elles comportent des capitaux propres et des capitaux empruntés. Les capitaux propres représentent le montant brut des fonds qui ont été apportés à l'entreprise, depuis sa création, par ses actionnaires, augmentés des bénéfices de l'entreprise qui ont été mis en réserve et diminués, le cas échéant, des pertes subies par l'entreprise, à quoi s'ajoutent, si nécessaire, des provisions constituées pour faire face à des risques ou charges prévisibles de l'entreprise. Les capitaux propres représentent la somme que les actionnaires sont susceptibles de perdre si l'entreprise connaît un revers de fortune mais qu'ils espèrent voir fructifier si l'entreprise est prospère.

Ce rapide tour d'horizon des diverses acceptions du terme " capital " serait incomplet si on n'y ajoutait deux notions complémentaires, crées par analogie, extension ou agrégation des concepts qui viennent d'être évoqués :

- Le capital au sens de la comptabilité nationale. En comptabilité nationale le capital fixe désigne le stock des biens acquis pour être utilisés pendant au moins un an dans le processus de production ; le capital circulant correspond aux consommations intermédiaires. La comptabilité nationale distingue aussi le capital productif, issu de l'investissement des entreprises et servant à la production directe de biens et services, et le capital non productif, issu de l'investissement des ménages (logements) et des administrations publiques (infrastructures, équipements collectifs), qui ne concourt pas directement à la production.

- Le capital humain. La notion de capital humain constitue une extension de la théorie du capital au domaine de la formation des hommes. Le capital humain d'un individu est le stock de ses capacités intellectuelles et professionnelles, source de ses revenus monétaires futurs. Ce stock s'accroît par des " investissements " (dépenses d'éducation, de formation professionnelle, de santé), mais peut aussi se déprécier dans le temps (vieillissement, obsolescence des savoir-faire, …). S'il faut dégager des constantes de ces diverses acceptions du capital, on peut en mentionner trois :

- Le capital est un stock, dont la taille varie sous l'influence de flux contraires : investissements et amortissements dans le cas du capital physique ; bénéfices ou augmentations de capital d'une part, pertes d'autre part dans le cas des capitaux propres ; …

- Le capital est issu de cycles antérieurs de production. Les machines qui entrent dans le capital physique ont dû être préalablement produites. Le bénéfice mis en réserve, qui vient augmenter les capitaux propres d'une entreprise, est le résultat d'un exercice antérieur.

- La constitution de capital passe nécessairement par la renonciation à une consommation immédiate : renoncer à des loisirs pour se former, et augmenter ainsi son capital humain ; renoncer à distribuer des dividendes pour mettre des bénéfices en réserve ; … Cette renonciation se justifie par l'espoir d'une consommation future, donc de revenus futurs, plus élevés. On voit ici que la rémunération du capital est la condition même de son existence.